IMIDER: UNE MINE D’ARGENT EXPLOITÉE CONTRE UN PEUPLE AMAZIGHE EXPLOITÉ

Samedi 1 mars 2014, vers 14h, des éléments de la gendarmerie royale en tenue civile ont arrêté la voiture qui transportait les 3 militants et leurs mères. Les gendarmes ont utilisé deux voitures personnelles pour les arrêter sur la route secondaire, alors qu’ils venaient de douar Anounizm dans la direction du mont Albban. Sans alerte préalable, les gendarmes ont commencé à tabasser les militants et les injurier. Dès son arrivée sur place, le caïd de Toudgha a cassé les vitres de la voiture, tiré inhumainement les militants, les sortant par la fenêtre. Les militants ont été blessés partout à cause des éclats de verres. Après les avoir sorti de la voiture, les gendarmes ont combiné coups de mains, de bottes, tabassant les militants devant le regard de leurs mères.

La violence n’a pas épargné les mères qui ont été frappées et injuriées, et menacées par un gendarme qui a sorti son arme. Une d’elles a perdu conscience. La sœur d’un des militants a eu une fracture au niveau du bras. Les témoignages de ces femmes sont accessibles sous ce lien :  http://www.youtube.com/watch?v=vG4SODc9J6w

2 militants ont été ensuite embarqués dans la voiture des gendarmes, un autre dans la voiture du caïd, les visages couverts de sang, et ont été menés directement au centre de gendarmerie à Tinghir. Après la propagation de l’information de détention des 3 militants, la population d’Imider s’est rassemblée au pied du mont Albban. Des dizaines de militants ont rejoint (la nuit, pour la première fois) leurs familles qui étaient en Sit-in depuis août 2011. Il faut noter que la police judiciaire a empêché les familles de voir leur fils détenus dans le centre de gendarmerie. La PJ a même renié la détention dans un premier temps.

Des procès sur quelles bases ?  Un procès-verbal falsifié a été rédigé par la police judiciaire au centre de gendarmerie de Tinghir. Les accusations fabriquées sont :
Constitution d’une bande criminelle; Assaut sur la mine d’imiter; Vol de mine d’argent et commercialisation; Rassemblement sans autorisation; Perturbation de la voie publique;
Perturbation de projets de développement dans la région; Incitation à l’abandon scolaire;
Coups et blessure prémédités; Non-exécution d’ordre de patrouille de gendarmes.
Après avoir passé 13 heures en détention préventive, ils ont été présentés dimanche matin 2 mars 2014 devant la vice-procureur du roi au tribunal de Ouarzazate, Sanaa Dihi, qui a soulevé le dossier au président du tribunal. La séance de première instance est entamée le 3 mars et a été reportée plusieurs fois. Le 24 mars dernier, Omar Moujane et Brahim Hamdaoui ont été condamné à 6 mois de prison ferme. Abdesamad Madri a été condamné à 1 an de prison ferme. Ces condamnations correspondent aux accusations de perturbation de la liberté de travail, participation à l’organisation de manifestation non autorisée, sabotage d’un bien d’utilité publique, désobéissance par plus d’une personne, en plus de l’accusation d’Abdesamad Madri de coups et blessures prémédités avec une arme blanche. La séance de la chambre pénale a été reportée au 5 mars, ensuite au 10 avril, puis au 24 avril 2014 !

4__#$!@%!#__pastedGraphic      5__#$!@%!#__pastedGraphic   imider bw

Advertisements
This entry was posted in Cas d’un état de police, Français, La liberté d’expression, Liberté d'assemblée. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s